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 68 % des salariés placent leur participation

 

Les résultats des baromètres « salariés » et « employeurs » du Club de l’épargne salariale ont été présentés le 18 octobre au Sénat.
En plein débat sénatorial sur la réforme des retraites, le Club de l’épargne salariale organisait cette année ses traditionnelles rencontres et présentait son baromètre en deux volets : le ressenti vécu par les salariés, les faits retracés par les entreprises.


Du côté des salariés, la réforme des retraites a marqué les esprits : pour 82 % des personnes interrogées, le montant de leur retraite sera « insuffisant pour leur assurer une vie confortable », ce qui atteste, selon Delphine Martelli de l’Institut CSA, d’une « profonde inquiétude ».
Parmi eux, les femmes, à 88 %, et les catégories socioprofessionnelles les plus modestes, à 86 %, montrent le plus d’inquiétude.
CSA a estimé le décalage entre revenu anticipé et revenu jugé nécessaire à la retraite : les personnes interrogées estiment qu’elles percevront 61 % de leur dernier salaire net à la retraite alors qu’il leur faudrait 84 %.

Pour combler cet écart, chacun devrait épargner 7 % de son salaire pendant trente ans, précise Patrick Alaguero, directeur de l’ingénierie chez Natixis Interépargne. En ce qui concerne la dépendance, 42 % des salariés interrogés seraient prêts (« certainement » à 14 %, « probablement » à 28 %) à souscrire une assurance pour compléter leur retraite en cas de dépendance. « Ce qui nous a frappés, c’est la forte proportion (49 %) des jeunes salariés, de 25 à 34 ans, qui se disent prêts à le faire », souligne Delphine Martelli.

Côté entreprises, Patrick Alaguero a noté la stabilité des comportements. Cette année encore, la grande majorité des salariés (68 % contre 63 % un an plus tôt) a choisi d’investir sa participation plutôt que de la percevoir. Inertie aussi du côté des employeurs puisque 90 % des entreprises n’abondent pas la participation investie dans le PEE, alors qu’elles le peuvent depuis 2008. En revanche, quand cet abondement existe, il est élevé, et s’établit en moyenne à 111 % du montant investi par le salarié, à raison en moyenne de 1 821 € par an et par salarié. Près de la moitié (48 %) des entreprises abondent en revanche la participation investie dans le Perco, à hauteur de 66 % du montant investi et pour 1 613 € par an et par salarié

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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