Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

Carrefour met tout en œuvre
pour réduire les coûts salariaux

Une aubaine pour Carrefour :

AFPR-l'action de formation préalable au recrutement (AFPR)
C'est un accord tripartite entre l'entreprise, Pôle Emploi et le salarié.
Sous couvert d'aider les demandeurs d'emploi à se réinsérer dans la vie active, Carrefour signe ses contrats qui prévoient qu'il peut faire travailler pendant un maximum de 15 jours les chômeurs sans leur verser aucune rémunération.
Mieux encore, c'est Pôle Emploi qui rémunère l'entreprise pour la récompenser de faire travailler les salariés gratuitement. Le montant de cette aide est de cinq euros de l'heure si la formation a lieu en interne, ce qui est généralement le cas à Carrefour.
Faites les comptes : 2x35 heures x cinq €uros  = 350 euros
Oui, vous avez bien compris, Carrefour perçoit 350 € pour faire travailler un salarié gratuitement pendant deux semaines !
Que rêver de mieux pour une entreprise que de recevoir une gratification pécuniaire en faisant travailler des personnes sans les payer. Voilà de quoi satisfaire les actionnaires !
Après cette première étape où l'on a essayé et testé «  le produit » gratuitement, on peut maintenant envisager l'embauche.
Bien sûr, là encore, il existe des avantages non négligeables par rapport à un salarié « normal » :
-c'est le contrat de professionnalisationContrats de professionnalisation
Au nom de la réinsertion des chômeurs, l'entreprise peut bénéficier d'avantages certains.
En échange de l'embauche d'un demandeur d'emploi, l'entreprise perçoit 2000 € par mois de Pôle Emploi.
Évidemment, Carrefour embauche ses salariés au minimum de la grille conventionnelle niveau 1A(SMIC) grâce un CDD de six mois.
Si ces personnes ont moins de 26 ans, l'obligation de rémunération n'est que 85 % de la grille conventionnelle.
Faites les comptes, cela représente une belle économie pour Carrefour par rapport à un salarié normal que l'on pousse, pour cette raison, discrètement mais fermement aujourd'hui vers la porte.
Là encore, il s'agit de faire des économies non négligeables sur les frais de personnel.
Pour se convaincre de cette réalité il suffit de consulter le forum de l'emploi Carrefour sur Internet où l’on verra que les offres en contrats de professionnalisation atteignent entre 18 et 20 % des offres d'emploi.
Nos dirigeants ne manqueront pas de dire qu'il s'agit là d'une œuvre de bienfaisance dans la réinsertion des chômeurs (après  les avoir fabriqués) et qu'une formation est dispensée.
Concernant la formation la réalité est la suivante : Carrefour a créé l'école Carrefour ainsi que la formation obligatoire des contrats professionnels et les 1586 € que Carrefour doit verser au titre de la formation retournent dans la poche de Carrefour via l'école Carrefour.
« Le diplôme » qui valorise cette formation est délivré par le directeur et le tuteur du magasin.
À votre avis, y a-t-il besoin d'une formation de six mois pour apprendre à mettre des boîtes de conserve en rayon ou s'agit-il pour la société d'obtenir de la main-d’œuvre à faible coût. 

Nous invitons tous les syndicalistes dignes de ce nom à dénoncer ces pratiques dans toutes les instances alors que l'entreprise a signé un accord GPEC et qu'un plan sur trois ans a été mis en place par Carrefour pour réduire de façon drastique les coûts de distribution.

Nous appelons tous les syndicalistes à dénoncer ces contrats. Pour nous, les cotisations versées à l'URSSAF qui alimentent POLE EMPLOI doivent servir à indemniser les chômeurs dans l'attente de retrouver un emploi et non à réduire le coût de la main-d’œuvre pour les entreprises qui licencient au préalable pour des « motifs personnels » bidons.

Carrefour : la machine à fabriquer des chômeurs et à faire baisser le coût du travail


Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :