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Vendredi, des salariés du Carrefour Market de Boulogne-Billancourt ont manifesté devant le magasin. Crédit photo : BOUCHON/LE FIGARO.

Vendredi, des salariés du Carrefour Market de Boulogne-Billancourt ont manifesté devant le magasin. Crédit photo : BOUCHON/LE FIGARO.

Après les hypers et la branche logistique, ce sont les Carrefour Market qui sont concernés vendredi et samedi.

La grogne sociale se poursuit au sein de Carrefour. Alors que dans la distribution la grève est un fait rare, trois divisions du groupe ont déjà connu des mouvements sociaux depuis le début de l'année. Après les hypers à Pâques puis la logistique jusqu'en fin de semaine dernière, c'est au tour des 35.000 employés des supermarchés Carrefour ­Market d'être appelés à manifester de nouveau leur mécontentement. Une première grève avait déjà eu lieu le 14 mai dernier.

Vendredi, la direction de Carrefour confirmait avoir «constaté quelques mouvements de protestation dans certains magasins, une vingtaine sur un parc de plus de 600 magasins intégrés». Selon la CGT, à l'initiative de cet appel, le taux de grévistes a varié entre 60% et 80% vendredi, et samedi, bien davantage de clients devraient trouver portes closes.

Le syndicat, majoritaire dans cette division de Carrefour, espère prolonger les négociations salariales annuelles. Face à une demande d'augmentation de 5%, la direction a proposé une hausse annuelle de 2%, soit autant que pour les salariés des hypers et de la branche logistique. «Toutefois, cette mesure ne sera pas rétroactive pour nous et ne s'appliquera qu'au premier juillet», précise Pascal Grain, délégué CGT de la région Nord-Ouest.

Les salariés des Carrefour ­Market, comme leurs collègues de la logistique, dénoncent l'écart salarial persistant avec les employés des hypers. Lors du dernier rendez-vous, le 31 mai, la direction a fait un pas vers le personnel des supermarchés en proposant des tickets restaurant, déjà monnaie courante dans les hypers. Cet avantage, qui ne concerne pas l'ensemble du personnel, avait amené la CFDT à reporter son appel. «Tant que la direction ne rouvre pas les négociations, les débrayages continueront chaque vendredi et chaque samedi», prévient Laurent Lamaury, délégué CGT d'Ile-de-France.

Nouvelle méthode de travail

Au-delà des salaires, les employés des supermarchés insistent sur la dégradation des conditions de travail, suite à la mise en place de «Tous Commerçants». Dans ce système, les salariés sont polyvalents et ont des horaires différents, afin d'augmenter la productivité. L'équivalent pour les hypers de Carrefour (le nouveau mode opérationnel, NMO), qui est encore en test en France, est également critiqué en interne, notamment pour l'horaire matinal fixé pour la première équipe.

Carrefour est bien décidé à poursuivre dans cette voie: il constitue même un élément essentiel des Carrefour Planet, où davantage de personnel devrait ainsi être disponible en magasin. Le résultat chez Carrefour Market est encourageant, soutient le groupe: ce format a vu progresser son chiffre d'affaires de 4% l'an dernier, et sa part de marché a augmenté de 0,3% quand les hypers du groupe en ont perdu autant…

Des salariés des quelque 600 magasins Carrefour Market appartenant au groupe de distribution ont débrayé vendredi. Aucun établissement n'a été fermé, a indiqué la direction. Les salariés demandent l'ouverture de négociations salariales. 

Laurent Lamaury, délégué du syndicat CGT, à l'origine de la mobilisation, a affirmé que la plupart des "gros magasins de la région parisienne avaient été très mobilisés". Il a indiqué que le magasin de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) "avait fermé le rideau deux heures".

Le taux de grévistes a varié, selon lui, entre 60 et 80%.

La direction du groupe Carrefour a confirmé "quelques mouvements de protestation sur moins d'une vingtaine de magasins", mais ses établissements étaient cependant "ouverts dans des conditions normales".

La CGT, syndicat majoritaire chez Carrefour Market, a appelé à des débrayages vendredi et samedi "pour rouvrir les négociations sur les salaires". La CFDT, qui avait appelé à une grève le 14 mai avec la CGT, ne l'a pas fait à nouveau pour cette fin de semaine, mais elle soutient les grévistes.

Selon M. Lamaury, "tant que la direction ne rouvre pas les négociations, les débrayages continueront chaque vendredi et chaque samedi". Il espère que d'autres syndicats rejoindront le mouvement.

Le syndicat réclame "au moins l'égalité salariale" pour les 32.000 salariés de Carrefour Market avec ceux des hypermarchés (65.000 salariés) qui ont obtenu 2% d'augmentation rétroactive au 1er mars et une prime exceptionnelle de 200 euros net après une grève très suivie le 9 avril.

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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