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La bataille pour la place de numéro un français de la distribution fait rage. Carrefour, leader historique est plus que jamais talonné par Leclerc. Alors que le groupe coté en Bourse stabilisait à peine ses ventes au premier semestre 2013, à - 0,4 % et 19,96 milliards d'euros, le groupement d'indépendants poursuivait son train d'enfer. Le 16 juillet, il annonçait une hausse de ses ventes de 3,4 %, à 19,9 milliards d'euros (+ 4,7 % à 15,9 milliards, hors essence). Le distributeur d'origine bretonne affichait sa soixante-quatorzième période successive de gain de parts de marché. Au 16 juin, Leclerc avait gagné 1 point sur un an, contre une perte de 0,8 point pour celui qu'il ambitionne de rattraper, selon l'indice de référence de Kantar World Panel.

Pour la période allant du 22 avril au 19 mai, l'enseigne Leclerc a même accédé à la première place, avec une part de marché de 19,9 %, contre 19,6 % pour Carrefour. L'ordre s'est rétabli pour la séquence suivante, du 20 mai au 16 juin, Carrefour affichant 20 % de parts de marché contre 19,5 % pour son poursuivant. Mais on voit que la dynamique impulsée par Michel-Edouard Leclerc, le président du groupement, va bientôt porter ses fruits. Certes, le panel Kantar ne porte que sur l'alimentaire et les produits de grande consommation. Il exclut donc le non-alimentaire et favorise Leclerc, qui exploite des hypermarchés plus petits que Carrefour. Toutefois, les chiffres sont là. Avec ses magasins spécialisés (espaces culturels, parapharmacies, etc.), Leclerc a bien été devant enchiffre d'affaires sur le semestre.

Est-ce pour autant un drame pour Carrefour ? Selon Gildas Aitamer, analyste chez Planet Retail, « il vaut mieux être un numéro deux en, relativement, bonne forme plutôt qu'un numéro un souffrant ». Georges Plassat, le PDG du groupe, reconnaissait, d'ailleurs, en mars, que « la part de marché n'est plus pour Carrefour le seul objectif. Il faut être les meilleurs plutôt que les plus gros ». Il ajoutait dans le magazine « LSA » : « La bataille des prix, ça se termine sur un champ de ruines. » Une guerre des prix qui pourrait, d'ailleurs, ralentir lorsque Michel-Edouard Leclerc aura atteint son but. Une fois l'enseigne numéro un, le sentiment du devoir filial accompli pourrait le tourner vers de nouveaux horizons. Ses adhérents souffleraient alors un peu.

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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