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La mort de Carrefour ?

L’année 2011 sera-t-elle l’année ou Colony Capital aura tué Carrefour ?
C’est vraisemblable, si comme le craint le syndicat Force Ouvrière, le conseil d’administration du groupe Carrefour valide le projet du directeur général de Colony Capital Europe, Sébastien Bazin : Mettre sur le marché boursier la filiale immobilière du groupe, Carrefour Property, valorisée à près de 11 milliards €.
 
Sébastien Bazin, ne s’en est jamais caché, l’objectif affiché par Colony était de rentrer chez Carrefour, principalement pour extraire la valeur de ses actifs immobiliers.

La « méthode Bazin », un système bien rodé
A chaque fois, le patron de Colony Capital cherche à séparer et valoriser l’immobilier de l'activité principale, dans le but de faire un joli bénéfice. Il y a le cas d’Accor, scindé en deux groupes pour augmenter la valeur de l'ensemble.
C’est lors du rachat de Buffalo Grill en 2005, pour 330 millions d'euros, que Sébastien Bazin a parfaitement appliqué sa méthode en cédant les murs pour 300 millions d'euros. Colony Capital aurait  empoché près de 300 millions d'euros de plus-values à la revente de l'entreprise en 2008…


José Luis Duran Débarqué
En novembre 2008, pour atteindre son objectif chez Carrefour, il a réussi à débarquer José Luis Duran de la présidence du Groupe, car celui-ci, pour y avoir œuvré 18 ans, connaissait très bien l’entreprise. José Luis Duran, conscient du danger que représentait le projet Colony, refusait de participer à une action qu’il savait destructrice pour le groupe.

Une opération purement financière
Force Ouvrière dénonce la mise sur le marché de la foncière de Carrefour qui est une opération purement financière, dans l’intérêt à court terme de Colony Capital et du milliardaire Bernard Arnault.
Elle sera malheureusement meurtrière commercialement, à moyen et long terme pour l’entreprise comme pour les petits porteurs et les salariés.

La perte inexorable du contrôle de Property
Pour FO, il est évident que tôt ou tard, malgré les dénégations de Colony, le contrôle de la foncière de Carrefour sera abandonné pour les mêmes raisons purement financières qui sont à l’origine de ce projet funeste…

Les emplois menacés chez Carrefour
C’est l’avenir, la survie du groupe et par voix de conséquence, la pérennité des 110 000 emplois des salariés Carrefour en France qui va se décider dans les semaines qui viennent. Il se dit que la décision serait prise définitivement lors du conseil d’administration  de Carrefour de mars prochain.

Force Ouvrière affirme que l’entreprise de distribution qu’est Carrefour ne peut en aucun cas se permettre, sous peine de détériorer irrémédiablement sa compétitivité, de perdre le contrôle de son parc immobilier, et de fait, la maîtrise des loyers de ses magasins.
Force Ouvrière conteste le bien fondé du projet de Colony Capital de céder Carrefour-Property.
Force Ouvrière s’insurge contre la détérioration croissante des conditions de travail, la diminution du nombre de postes de travail et dénonce l’accroissement du stress au travail et l’érosion du pouvoir d’achat des salariés de Carrefour.

 


Michel Enguelz
Délégué National

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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