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Le Figaro.frLa grève chez Carrefour a été très suivie le 9 avril.

La période des négociations annuelles obligatoires salariales a beau être terminée, les contestations se poursuivent.

Les syndicats de Carrefour doivent se prononcer avant la fin de la semaine sur les nouvelles propositions salariales de la direction, après une grève très suivie samedi 9 avril. FO, principale organisation du groupe, a annoncé qu'elle signerait. L'accord prévoit notamment 2% d'augmentation et 220 euros brut de prime.

Ces dernières semaines, les conflits salariaux se sont multipliés, attisés par le regain d'inflation. Les salariés de Toyota et Eiffage ont mis fin à leurs mouvements de plusieurs semaines, tandis que ceux de Ferrero ont bloqué la production de Nutella en Normandie. D'autres débrayages avaient eu lieu ces dernières semaines chez des sous-traitants automobiles, chez General Motors à Strasbourg, Thales, Equant, Camaïeu dans le Nord, ou même le géant américain Procter & Gamble.

La période des négociations annuelles obligatoires salariales a beau être terminée, les contestations se poursuivent. «Cela suit une vague de modération salariale: les augmentations moyennes de 3% avant la crise financière sont retombées entre 2 et 2,5% depuis deux ans dans les grandes entreprises. Les attentes en termes d'évolution de pouvoir d'achat ont été déçues», explique Antoine Richard, du cabinet Entreprise et Personnel. Selon le cabinet Hewitt, la moyenne des hausses devrait être limitée à 2,6% en 2011, contre 3,3 à 3,5% durant les trente dernières années.

Le pouvoir d'achat en question 

Les espoirs suscités par le retour à de confortables bénéfices des grands groupes semblent donc se transformer en une poursuite des pratiques de modération salariale. «Les entreprises manquent de visibilité et conservent une certaine prudence», justifie Sofia Kettani, en charge des questions de rémunération chez Towers Watson. Les salariés ont le sentiment de passer à côté de la sortie de crise qui se dessine. Le gouvernement veut reprendre la main sur la question, en cherchant à lier dividendes et primes salariales. Imaginée comme obligatoire, la mesure a suscité l'ire du patronat et le scepticisme de certains syndicats de salariés et pourrait devenir facultative.

«La question du pouvoir d'achat se pose, mais il faut regarder la masse salariale de façon globale. Il existe déjà des moyens pour y répondre, comme la loi sur les suppléments d'intéressement de décembre 2008. Or, si l'on prend tout en compte, les augmentations de rémunérations globales se situent autour de 3%. Les entreprises me paraissent en général avoir tenu compte du contexte», estime Jean-Christophe Sciberras, président de l'association ANDRH.

Chez Carrefour comme chez Camaïeu, si les augmentations se limitent à 2%, les accords prévoient en plus des primes et une hausse des taux de remises dans les magasins pour les collaborateurs, par exemple.

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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