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Supeco, l’arme secrète de Carrefour pour écraser la concurrenceLe distributeur teste en Espagne un concept ultra-low cost ouvert aux professionnels comme aux particuliers. Un modèle qui cartonne et qui pourrait bientôt débarquer en France.

Difficile d’être séduit quand on pénètre pour la première fois dans un Supeco, la nouvelle arme anticrise que Carrefour teste en Espagne. Un sol en béton brut, un toit façon hangar, un éclairage ­blafard, des produits présentés sur des palettes ou dans leurs cartons, et pas plus d’ani­mation com­merciale que de promotion. Le tout sur 2 000 mè­tres carrés dans un décor de magasin polonais des années 1980.

Présentés à l’unité, conserves de légumes, pâtes, riz, détergents, couches pour bébé et bouteilles d’eau sont aussi vendus par paquets de 24, 36, 48, empilés sur des étagères qui s’élèvent jusqu’à 2,50 mètres. Des rayonnages qui peuvent même frôler les 10 mètres à certains endroits, car ici tout est stocké dans le ­magasin. C’est autant de mètres carrés d’économisés sur la réserve. On pense immédiatement à Ikea. D’ailleurs, même les chariots remplis à ras bord ressemblent à ceux du marchand de meubles. Pourtant, dans la péninsule Ibérique, le concept cartonne. En moins d’un an, quatre Supeco ont vu le jour. La clé du succès ? Des prix de 10 à 20% moins élevés que dans le reste de la grande distribution. Un argument massue dans un pays qui n’en finit pas de sombrer dans la crise.

Format hybride. «L’objectif de notre nouvelle enseigne, c’est d’être le cash de la famille», explique à chaque inauguration Ignacio Cobo, patron de la filiale espagnole du groupe. «Cash», comme dans «cash and carry», ces grossistes où viennent se fournir les épiciers détaillants et les restaurateurs. Avec Supeco, Carrefour teste en effet cette forme hybride de distribution qui connaît un grand succès aux Etats-Unis et en Amérique latine : la vente en gros et en libre-service ouverte non seulement aux professionnels, mais également au grand public, qui a ainsi accès aux prix de grossiste. Pour des raisons d’économies d’échelle et de gestion, le nombre de produits y est plus restreint que dans un gros supermarché classique : environ 3 000, contre 8 000 à 10 000.

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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